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Critique

Abbatha Cash Festival de rue de Ramonville



A bâtons
rompus



Publié le 17 Décembre 2016


Look pépite et près du corps, santiags et guitare folk, un cowboy à paillettes reprenait ABBA à l'heure de l'apéro au Grand Rond. Un grand moment musical ? Plus modeste : une délicieuse rasade de bonne humeur, un coup de projecteur country-folk sur le groupe suédois culte – insolite et réjouissant.

Mais pourquoi...?

Tout malentendu est rapidement dissipé au début du spectacle : « pas de chanson de Johnny Cash, aucune acrobatie corporelle et cinématographique de Tabatha Cash », c'est l'apéro jubilatoire pour redécouvrir ABBA dans un univers minimaliste ambiance Nashville. Johnny Cash n'y avait pas pensé, Monsieur Le Directeur si.
L'idée germe dans le projet du même nom, avec une première reprise qu'un ami convaincu et convaincant suggère de prolonger. On ne s'en doute pas mais il reste, paraît-il (et on se le voit confirmer), une bonne demi-douzaine de tubes inscrits dans l'inconscient collectif. C'est ainsi que Christophe Bouffartigue, alias M. Le Directeur, monte le projet Abbatha Cash, un set entièrement dédié aux chansons du  quatuor le plus célèbre de l'histoire du disco.
Du disco d'ailleurs, on perd la trace dans la proposition musicale de l'artiste, mais pas dans son style vestimentaire. T-shirt or et lumière, pantalon patte d'eph ajusté, l'éclat des Seventies lui va si bien !

Un musée ABBA !

On est prévenu dès le début, on va apprendre des trucs. Quelques rappels biographiques, et notamment ce sigle qui reprend les premières lettres des prénoms du groupe – Agnetha Fältskog, Benny Andersson (le clavier), Björn Ulvaeus (le guitariste) et Frida Lyngstad.... – bon d'accord, la quatrième c'est Anni-Frid. Un peu de vocabulaire pour augmenter et préciser son lexique ? Palindrome, ambigramme... ABBA, c'est également une marque suédoise de boulettes de poisson. Mais la spécialiste, c'est pas lui, c'est sa sœur. Si on la trouve dans la salle, on pourra lui demander des précisions. L'aboutissement de cette tournée Abbatha Cash ? Un voyage dans la capitale suédoise, pour visiter le  musée ABBA, bien sûr ! Un musée dédié au groupe, à Stockholm, avec possibilité de repartir avec sa performance à l'hologramme karaoké...
On n'est pas sûr que ça fasse rêver mais pour le reste, on se laisse embarquer sans résister par les 50 minutes de spectacle menées à bâtons rompus, avec beaucoup d'humour et de répartie. Un public bavard, quelques réactions désopilantes et des échanges croustillants, personne ne se laisse démonter et dans l'ambiance intime des apéro-concerts du Grand Rond, ça fonctionne, on rit sans retenue. A noter pour les groupies : il semblerait que la perspective d'un volet inversé travaille l'énergumène ; du Johnny Cash version disco ! ||
Aurélie Guilbaud
Aurélie Guilbaud
 
logo du clou
Pierre Bo� - Le Clou dans la planche
Pierre Bo� - Le Clou dans la planche
Renseignements pratiques
ChansonAbbatha CashChristophe Bouffartigue (guitare acoustique, chant)Le 17 Décembre 2016Festival de rue de RamonvilleRamonville- Saint-AgneAccès métro Ligne B, terminus. http://www.festivalramonville-arto.fr/