Elle est mignonne, la petite Liz, fait preuve d’ironie la petite Liz – Liz soeur de Jeanne, cadette des Cherhal, au Bijou ce soir encore (nous sommes vendredi). Son petit frère lui fait des misères, ses amants, c’est pas Paname et en plus de ça, elle aime un homme chrysanthème. Dépitée, Liz se met donc à faire des chansons.
Pourquoi ? C’est marrant et ça rapporte de l’argent, et puis ça fait chanter les cons. Cette image de petite fille en jupe parle de tout, de rien. Une jeunesse différente peut-être ? Celle où les autres enfants n’ont aucune pitié, celle où l’on prie le dimanche pour que la banalité de la semaine ne reprenne pas son train. Malheureusement, on prie aussi dans certains cas pour que la fin d’un morceau n’enchaîne pas sur le début d’un autre...
L’accordéon possède un clavier gauche à votre droite (public) et un clavier droit à votre gauche. Le clavier gauche à votre droite possède des touches ayant la capacité d’émettre des accords. Les accords majeurs, plutôt joyeux, les accords mineurs assez tristes, puis les accords diminués lorsque l’on est trop vieux. Bref instant pédagogique remontant à l’éveil musical, qui entretient l’image que se donne Liz : touchante car un peu bétouille, marrante et conviviale.
Une image agréable, souriante si, passé le désir meurtrier que Liz entretient à l'égard de son microbe de petit frère, ce dernier laissait place à la profondeur de ses chansons "tristes" (NB : penser à l’accordéon, celui aux deux claviers). Mais les panneaux blancs, ceux des routes, symbolisent un mort qui avait probablement dix-huit ans, et un autre vingt-trois. "Ils auraient voulu vivre et puis non."


