IIl fallait bien trouver la petite case qu’il manquait pour que Koumekiam existe ! Du slam, de la chanson, le raccourci est vite fait… En vérité, le slam ou la chanson sont des moyens d’expression, de l’art quoi, après le reste "on s'en bat les reins !"
Koumekiam, c’est l’enfance, le rêve et l’insolence, l’épingle qui perse la baudruche trop belle pour être vrai, la vraie vie, celle dont on n'a plus peur, celle où l’on se plante. En duo au Bijou, accompagné de son compagnon de création Arnaud à la guitare, il incarne le charisme du mauvais élève, sincère, trop rêveur pour être menteur.
Ses textes, du vécu à l’état pur, aucun non-dit. Des ressentis, parfois narrés, parfois coups de gueule, coquins ou enfantins, font du personnage un poteau, comme dirait Renaud. Un garçon qui se livre, qu’on écoute attentivement lorsqu’il raconte ses voyages, et pour les voyages de Koumekiam, l’avion n’est pas toujours nécessaire. Certes la Roumanie, c’est pas la porte à côté, l’Iran encore moins, mais le dos d’une femme, le p’tit jeune de la banlieue ou encore les périples de l’intermittent, ça c’est du contexte de proximité. Il ne se formalise pas sur les sujets à aborder, ne se place pas en donneur de leçon ; tout est bon à prendre, même la difficulté d’écrire en abyme. Alors finalement ses histoires, seulement poétiques, poétiquement vulgaires ou vulgaires car nécessaires, font sens sans qu’il mâche ses mots.
Et parlant des mots, ils sont chantés, rappés, slamés avec une virtuosité plus qu’impressionnante : même si les sourcils se froncent pour saisir dans la rapidité de l’instant, le maximum de phrases possible, le duo a su organiser son répertoire pour permettre au public de rebondir entre tension et détente.


