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Coup d’œil
sur Coup de Chapeau

La huitième édition du Coup de Chapeau,
festival de spectacle solo, se déroulait
la semaine dernière à l’Espace Saint-Cyprien. Retour.

Seuls sur scène pour de faux monologues comme de vrais soliloques, huit comédiens de Toulouse et d’ailleurs occupaient il y a peu la scène du Chapeau Rouge, en humble et festive compétition pour une sélection : selon le principe de ce festival qui a cours depuis quelques années, après présentation des créations au public et au jury, deux spectacles sont retenus pour la programmation de la saison suivante.

Belle variété de propositions que ce court festival du solo. En périphérie des spectacles et tout proches cependant, à apprécier entre deux moments de scène : une exposition de photographie de spectacle, réalisée en bien des lieux dans le cadre du Clou dans la planche, avec les œuvres couleurs de Guy Bernot et les noirs chauds de Jacques-Olivier Badia – deux regards pour ce panorama de la scène toulousaine, aux murs de l’Espace Saint-Cyprien jusqu’au 15 mai.
A déguster entre deux moments de théâtre toujours, des pauses musicales en compagnie des chansons humoristiques de Cécile Ruellan ou encore des musiciens et chanteurs de Carriera Flamenca, que l’on pouvait écouter en apéro-spectacle au Grand Rond il y a peu. Ils étaient ici accompagnés par une danseuse de flamenco.
Quant aux spectacles présentés au public (fidèle au rendez-vous), ils formaient une palette de registres et de formes des plus variées, du monologue en bonne et due forme au one-woman show comique, du clown au cabaret, en passant par la tranche de vie adolescente ou encore… deux bazars soignés qui échappent aux étiquettes.
Face à cette diversité, ce ne fut pas une mince affaire pour le jury que de trancher et de sélectionner deux solos. Lui-même a été composé de façon à assurer une variété de regards : à la présidence, Catherine Rioux-Piquet, professeur de danse à l’Espace Saint-Cyprien, entourée du comédien Roger Borlant (Le Neveu de rameau), du professeur d’allemand Yves Garcia et du Clou ci-écrivant. A présent voyons ce cru 2009…

Romantica


Le festival commençait haut en couleurs avec la décoiffante, l’empourprée et scintillante Pascale Rémi, tourbillonnant dans son vent de folie Romantica show, roulant ses rrrrr entre deux gorgées de frascati (oh oui !). Résurrection ébouriffante du cabaret Zigue Zigue, à grand renfort de faux-cils, rimmel, paillettes en pluie et coquetterie de fond de Groucho. Pentecôte bigourdane avec descente sur la scène de l’esprit imputrescible d’Armand Maréchal, se diffusant depuis l’urne chérie par Henriette – Henrrrrriette, hé, la langue du sud faut que ça chânte…
Extravagance, quel petit mot ! Toute en jambes et en quenottes souriantes, Pascale Rémi promène ses histoires d’amourrre et ses petites questions existentielles au ras de la vie, résillant de ses bas et compensant de ses talons, s’éclairant en vierge de Lourde au moyen d’une coiffe lumineuse… Proche de son public, ça oui, et quand elle chante, fût-ce une histoire de squelettes et de bistouquettes, on sent le talent percer sous les trois couches d’autodérision. Pourtant les trois couches restent et ce cabaret parodique aux entournures se déguste comme une bulle de légèreté.
Du "spectacle vivant", à coup sûr !

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Pour voix seule
La lauréate Martine Amanieu (Pour voix seule), Jean-Luc Daltrozzo en tueur sans nez rouge (ci-dessous) et l'inénarrable Henriette Romantica Lacrampe.
(Photos Mona & Djeyo / Le Clou dans la Planche)

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Le tueur au nez rouge